SCÈNE XI
LA FLEUR, apportant un tableau qu'il met sur un chevalet; DORIMAN, LUCILE, LISIDOR.
DORIMAN, à Lisidor.
Voici le tal)leau. Examinez-le en détail, avec soin. ( Lisidor regarde le tableau. ) Eh bien ! monsieur, que vous en semble?
LISIDOR, bas, à Lucile, en s' apercevant que le
sujet du tableau est une allégorie oii Lucile et
lui sont placés selon la situation de leur amour.
Ciel! que vois-je, adorable Lucile! (à Doriman.)3'y découvre de f[randes beautés, un bon choix de couleurs, de la naïveté, des {jraces, une vérité qui m'enchante. ( bas, à Lucile.) Quoi ! j'y trouve Lisidor;'
LUCILE, bas.
Taisez-vous donc.
DORIMAN, à Lisidor.
Parlez naturellement, sans flalterie, monsieur. Comment vous paroit-il?
LISIDOR, examinant de nouveau le tableau.
Puisque vous m'ordonnez de dire mon sentiment, j'ai quelque peine à démêler ce sujet. Je