ACTE 1, SCÈNE il. i
LUCILE
Ne mérite-t-il pas bien de l'être?
TIM ANTONI
Oui vraiment. II a l'air noble, la jamba bien faite, beau. Il me rassemble oun pou de visage. Il a été mon accolier ; et, malgré sa naissance et la profession des armes, il coultive les sciences et les beaiix-arts. Votre choix ne peut être blâmé. Lasciatefar a mi. Je vais de ce pas chez lui. S'il n'y ptoit pas, je loui laisserai une lettre qui l'informera de tout.
Lt:ciLE.
Que ne devrai-je point à vos soins?
TIM ANTONI
Vous y pouvez compter sourehnent. Ce n'est pas per votre montre... Ma je vois dans votre amouruna delicatessa, una franchisa et una vivacita qui me gagnent lou cour; et, per commencer à vous prouver mon zèle, souivez cet avis. Paroissez soumise à la volonté de monsieur Doriman. Faites piou, témoignez de la tendresse à l'olymathe.
LUCILE
Moi , affecter de la tendresse pour lui? Je n'ai point l'art de masquer mes sentiments ; je suis née sincère.
i4 LE FAUX SAVANT.
TIMANTONI.
Per pou que vous lui fassiez bonne mine, son amour-propre fera le. reste. Allons, dissimoulez un pou. Cela ne coûte rien aux dames,
LCCILE.
Quand je pourrois m'y résoudre, à quoi cela aboutiroit-il?
TIMANTOSI.
A tout. Vos démarches ne seront point examinées : on ne se méfiera pas de vous ; et nous serons à portée de prendre des misoures.
LUCILK.
Je me rends ; je suivrai vos conseils. Allez donc, courez, volez chez Lisidor et chez Araminte, et que j'aie sur-le-champ de vos nouvelles. TIMANTONI, en s'en allant.
Basta; consi , subito, subito! Voilà ouna liçon bien proufitable! Oh Natoura! Natoura!
{Il sort.)