‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 6 sur 242 · ACTE I, SCENE II. ii · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II. ii

liers;etje pourrois le trahir! Quel cour assez in{jrat, assez bas?... Oh! oh! oh! il y auroit consciensa !

LLCILE.

Mais je vous promets une recompense si sohde...

TiM ASTOM, l niterrompant.

Promesses, promesses inoutiles. J'ai une morale incorrouptible, vous clis-je.

LUCILE, lui présentant une montre.

Acceptez, je vous prie, cette montre d'or.

TIM ANTONI

Elle est à répétition?

LUCILE

Oui, monsieur, ces sortes de présents ne se refusent pas.

TijdÂ.VTOti\., h part, prenant la montre.

Je n'ai garde!... (n Lucilc.) Que les dames persouadent aisément!... Je ne la prends que per me trouver pion assidou à votre houre.

LUCILE

J'en .suis convaincue. Courez vite chez IJsidor.

TI M A.NTOM.

Ma vous ne sonfjez pas...

i.ucii.E, l'interrompant.

Lai.ssons à part votre deliralesse; je l'acliêterai tout ce qu'elle peut valoir.

li LE FAUX SAVANT.

TIMANTON I.

Cest beaucoup.

LU CI LE

Apprenez-lui que mon père, à peine arrivé de la campagne, m'a déclaré le bizarre dessein qu'il a formé; qu'il me l'a annoncé d'un air absolu; que furieux de ma résistance, il m'a quittée, et ne m'a donné qu'une heure pour me déterminer. Si le comte m'aime, qu'il agisse , qu'il parle, qu'il se déclare.

TIMAKTOM.

Signora,s{!

LnCILE.

Passez ensuite chez ma tante Araminte. Diteslui que je la conjure de tout employer auprès de mon père pour le dissuader. Je suis certaine qu'elle lui parlera en ma faveur. Elle hait Polymathe, connoit tout le frivole de son esprit, et m'a dit cent fois que ses intrigues et sa vanité lui tenoient lieu de mérite.

ri M ANTONI.

iSï Signora.

LCCILE.

Que Lisidor sur-tout fasse agir ses amis ; que mon père soit accablé de sollicitations.

TIM ANTONI

Vous ;iliiirzfouricusemeiit stou |oumc homme !

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