SCÈNE II
CHRISTIKRM';
'Des faveurs que le ciel m'aiiiionce ou me prépare , Un si fidèle ami, sans doute, est la plus rare. De mes exploits en vain je veux goiiter le fruit ; La fortune me cherche, et le bonheur me fuit. Sous le superbe dais des trônes que l'on vante, Siègent les noirs soupçons, et l'aveufjle épouvante. Un sommeil inquiet en suspend les travaux. Et le trouble m'y suit jusqu'au sein du repos. Quoi! pour objets de crainte ou de guerre éternelles, Des voisins ennemis, ou des sujets rebelles? J'ai dompté les premiers ; et les autres cent fois D'un châtiment sévère ont ressenti le poids. Déjà, si je n'accours, l'hydre est prête à renaître. Esclaves révoltés, tremblez, sous votre maître; Redoutez un courroux trop souvent rallumé : Traîtres, je serai craint , si je ne suis aimé.