‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 83 sur 242 · FRÉDÉRIC, CASIMIR · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, CASIMIR

CASIMIR

Mon ame dès long-temps , seigneur, vous est connue : Souffrez qu'eu liberté je pleure, à votre vue, Les malheurs de Gustave, et ceux de mou pays.

FRÉDÉRIC

Les intérêts du mien ne sont pas moins trahis. Répandons, Casimir, l'un et l'autre des larmes; Toi sur ton prince, et moi sur la honte des armes Dont nous venons d'abattre un ennemi si grand. Christierne triomphe en nous déshonorant. L'inhumain ! Et je suis son sujet... Lui mon maître ! Ah ! laissant là les droits du sang qui m'a fait naître , c'est un cri qui du ciel doit être autorisé : Tout sceptre que l'on souille est un sceptre brisé.

CASIMIR

L'infortune publique et ce noble langage Montrent bien que le trône étoit votre partage. Hélas ! que plus d'ardeur en vous piur ce haut rang Nous eût bien épargné des regrets et du sang! Faut-il que la vt rtu modeste et magnanime Néglige ainsi ses droits pour en armer le crime?

FRÉDÉRIC

Donne à mon indolence, ami, des noms moins beaux : .le n'eus d'autres vertus que l'amour du repos. Je ne méprisai point les droits de ma naissance :

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