THÉODORE, LE VISIR
LE VISIR
Ciel! quelle injuste loi Fait gémir dans l'opprobre uu héros tel que toi ! Généreux Théodore ! ah ! malgré ta ilisgrace , Partage les transports d'un ami qui t'embrasse.
THÉODOR E
O toi qui, seul des tiens sensible à la pitié ,
Sais dans uu malheureu.ic respecter l'amitié ,
Si mon cœur au plaisir pouvoit s'ouvrir encore,
Je le devrois aux soins dont uu ami m'honore.
Il n'est plus lemps : rends-moi ma prison et mes fers;
Vos succès et nos maux me les ont rendus chers...
( ù pari. ) Murs trop mal défendus par mes fragiles armes, Murs baignés de mon sang, soyez-le de mes larmes... De quel faste étranger me vois-je environné? L'autel étoit ici... Là , mon roi prosterné... Malheureux Constantin!... Malheureuse Byzance! Le ciel, en son courroux, a brisé ta puissance.
23o MAHOMET SKCONI).
Tnn effroyahle chiilc (icrasa trente rois, l'.t l'iiiiivcrs tremblant en a sciili le poids
L K V I ,S 1 il .
Si le Her Maiioniet eiît suivi sa conquête, .Sa main sur trente rois éteiKloit la tempête , Il est vrai ; mais l'amour a sauvé l'univers : Au vainqueur de la terre il a donné des fers. Apprends que dans ces murs s'est éteint l'incendir Dont les feux menaçuieiit et l'Kurope et l'Asie; Et de ces murs encore on poiuToit repousser L'usurpateur... Mais non; il n'y faut plus penser : Les Grecs, si fiers jadis, aujourd'hui \ ils esclaves, Ont appris, sans murmure, à porter leurs entraves ; La liberté les cherche, ils n'osent la s.iisir ; Et Théodore enfin ne sait plus que geniir.
rnÉODOKE.
Que dis-tu? Notre sort peut-il changer de face' .Ah ! si je le croyois...