‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 207 sur 279 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CLITANDRE

C'est aller un peu vite :

Il s'en faut que sa nièce et moi soyons d'accord. Allons; sans nous flatter, secondons son effort.

/io4 l'A CDyui- T'i'i: cohrigée.

SCftNE ni.

ÉIIASTK, CLlTAiVDRE.

Éraste chez Julie! Est-ce là ta promesse? Qu'y viens-tu faire? dis.

En ASTF.

Abjurer ma foiblesse; Du plus sanglant reproche accabler, à tes yeux , L'objet le plus perfide et le plus odieux.

CLI TA .N DRE

Tu l'aimes donc bien fort?

En ASTE.

Qui, moi? je la déteste.

CLITANDRE

Je ne m'en doutois pas.

ÉRASTE

oh ! je te le proteste.

Ce n'est plus un amour masqué par le dépit. Qui s'irrite et s'apaise après un peu de bruit; C'est un dessein formé d'éclater, de lui nuire : Je cours l'exécuter, et je viens l'en instruire.

CLITANDRE

J'ignore quel sujet cause ton désespoir;

Mais j'en augure mal , ])uisque tu veux la voir.

Qui gronde une volage est ciuore fidèle ;

Il vaut mieux l'imiter que lui faire querelle :

Cours chez I.ucile: un mot va te rendre innocent

Page 1