‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 219 sur 279 · I.E COMTE, à Julie · texte numérisé non relu

I.E COMTE, à Julie

Vous m'écrirez?

JULIE

Oui, oui, nous y pourrons songer.

LE MARQUIS, à /«/«?.

Vous sortez?

JULIE, nu marquis.

Oui vraiment. J'ai hâté ma toilette.

Je ne veux pas du comte épuiser la fleurette : J'entends mes intérêts.

LE COMTE

Ah ! madame , les miens Sont de perpétuer de si chers entretiens. LE MARQUIS, n« Comte.

Mon oncle, votre amour est d'un babil extrême.

LE COMTE

Chacun de vos attraits mérite un diadème : Comme elle est rayonnante!

3i8 i,A COQUETTi: t:t»R IlIOÉF..

J U 1. 1 E , iiii comte.

Il siillil ])()nr un jour.

( (III mar/fuù.) Je sais presque à présent comme ou hiisoit l'amour Au temps de mou aïeule. Adieu : je vais en ville.

LE M A II Q u I s.

Si m.'itin eu visite?

JULIE

Oui, chez une imbécile, Chez la prude Doris, qui vint hier m'ennuyer. Dans la même monnoie , oh , je vais la payer ! Car je choisis exprès l'heure, l'instant propice. Où seule... Enfin je veux que Damon me maudisse.

LE MARQUIS

Us sont fort bien , dit-on ?

JULIE

Eh ! oui , c'est le meilleur ; Qu'en dites-vous? Je veux lui dérober son cœur. Je prétends les brouiller à ne se plus entendre.

LE M A RQUIS.

Eh ! mais oui ! ce seroit un service à leur rendre. Damon, en vérité, devroit être confus; Depuis près de dix jours ils ne se quittent plus.

LE COMTE

Mais dix jours, c'est bien peu pourtant.

JULIE

Pour moi j'ignore Ce qu'au bout de dix jours on peut se dire encore.

LE COMTE

Ah! madame, on se dit...

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