I.E COMTE, à Julie
Vous m'écrirez?
JULIE
Oui, oui, nous y pourrons songer.
LE MARQUIS, à /«/«?.
Vous sortez?
JULIE, nu marquis.
Oui vraiment. J'ai hâté ma toilette.
Je ne veux pas du comte épuiser la fleurette : J'entends mes intérêts.
LE COMTE
Ah ! madame , les miens Sont de perpétuer de si chers entretiens. LE MARQUIS, n« Comte.
Mon oncle, votre amour est d'un babil extrême.
LE COMTE
Chacun de vos attraits mérite un diadème : Comme elle est rayonnante!
3i8 i,A COQUETTi: t:t»R IlIOÉF..
J U 1. 1 E , iiii comte.
Il siillil ])()nr un jour.
( (III mar/fuù.) Je sais presque à présent comme ou hiisoit l'amour Au temps de mou aïeule. Adieu : je vais en ville.
LE M A II Q u I s.
Si m.'itin eu visite?
JULIE
Oui, chez une imbécile, Chez la prude Doris, qui vint hier m'ennuyer. Dans la même monnoie , oh , je vais la payer ! Car je choisis exprès l'heure, l'instant propice. Où seule... Enfin je veux que Damon me maudisse.
LE MARQUIS
Us sont fort bien , dit-on ?
JULIE
Eh ! oui , c'est le meilleur ; Qu'en dites-vous? Je veux lui dérober son cœur. Je prétends les brouiller à ne se plus entendre.
LE M A RQUIS.
Eh ! mais oui ! ce seroit un service à leur rendre. Damon, en vérité, devroit être confus; Depuis près de dix jours ils ne se quittent plus.
LE COMTE
Mais dix jours, c'est bien peu pourtant.
JULIE
Pour moi j'ignore Ce qu'au bout de dix jours on peut se dire encore.
LE COMTE
Ah! madame, on se dit...