UI, I I
Vous rroyez...
CI, IT A N i>u E.
Avouez que toutes ces injures.
Ce courroux, ce dépit, sont toutes impostures...
JULIE
Mais, monsieur, je vous dis...
CLITANDRE
Bon ! bon ! ne feignez plus.
Et riez avec moi de vos effort? perdus. Ne vous lassez-vous pas d'être toujours la même? Eh ! pour vous faire aimer, faut-il du stratagème?
JULIE, outrée.
Du stratagème... Eh ! mais... où donc en voyez-vous? Non, jamais à tel point je ne fus en courroux. Monsieur, soyez bien sûr que ruse ni finesse Ne veut surprendre ici votre chère tendresse; Que mes yeux, mon cœur, tout concourt à démentir Ce prétendu dessein de vous assujettir.
M'entendez-vous enfin?
G L I TA N D II F. , tendrement.
Dangereuse Julie, Combien, par ce courroux, vous êtes embellie! Combien sa véhémence ajoute à vos appas !
JULIE
Je ne sais où j'en suis.
CLITANDRE, soupirant.
Non , vous ne m'aimez pas.
Je ne viens point non plus pour me lai.sser séduire; l'',t votre intérêt seul est tout ce qui m'attire.