‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 257 sur 279 · CLITANDRE, JULIE, LA PRÉSIDENTE · texte numérisé non relu

CLITANDRE, JULIE, LA PRÉSIDENTE

LA PRÉSI DENTE, à ////ie.

iivant de la gronder il faut que je l'embrasse. Qu'elle est bien ! quel éclat ! quelle fleur de beauté! Mais, ma chère, il y faut joindre un peu de bonté : Il est des procédés que l'on doit se détendre. Par exemple, aujourd'hui l'on lue promet Clitandre, J'en rerois les honneurs, je l'attends bonnement; l'!t lui seul est admis dans votre appartement?

378 LA COQUETTK COnniGÉE.

Vous vous en cmpan-z, s;iiis le ilire à imrsonne? Et frauduleusement, laiulis qu'on me le doiiiie, Vous attirez à vous ses soins et son amour : Mais c'est là proprement ce (jui s'appelle un tour.

JVLIK, à la préiidcnte.

Comment donc?

LE MARQUIS, à Julic.

En effet, cela n'est pas honnête; Car enfin à quoi bon ces petits téte-à-tète? Moi, je hais les noirceurs , j aime à tout réunir; Mais madame a ses droits qu'elle doit soutenir.

LA PRÉSIDENTE, au lliaif/uis.

Oh ! je les soutiendrai.

JULIE

Madame, sans colère.

Clitandre est fort son maître.

LE MARQUIS

Oui, voilà le mystère.

Quand on s'est assuré le succès de ses soins ,

(à la présidente.) On lui laisse le choix. Vous l'allez perdre, au moins.

LA PRÉSIDENTE

Le perdre! y pensez-vous? Non, marquis; la j>rudence

Interdit à madame ici la concurrence :

Elle ne voudra point, par un bruyant débat.

Me préparer l'honneur d'un triomphe d'éclat.

Elle n'ijjnore pas que, plus on me résiste.

Et plus à l'emporter ma volonté per.iiste.

LE MARQUIS

Oui, c'est coiiune il faut être. Ayons la feniicle

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