CLITANDRE, JULIE
JULIK, avec hauteur et ironie.
Quoi! sitôt de retour? Je ne l'espérois pas. Seriez-vous donc déjà digne de mes appas? Jusque-là vous deviez éviter ma présence , Et c'étoit m'annoncer une assez longue absence. Voyons; instruisez-moi de vos succès brillants.
CLITANDRE
J'ai fait fort peu d'usage encor de mes talents. Je venois. . .
JULIE
Avouez, mon cher monsieur Clitaudre, Qu'un peu de vanité vous a pensé surprendre. Avec ce froid bon sens que vous mettez à tout , Vous avez cru tantôt pousser mon cœur à bout, M'inspirer du désir pour cette rare estime Que vous ne dispenstz qu'au mérite sublime : Le dessein étoit grand, et j'ai vraimeut regret Que sur une étourdie il n'ait point eu d'effet. Mais souffrez de ma part cet avis salutaire. Que savoir raisonner, ce n'est pas savoir plaire.
CLITANDRE, t>as.
Son ton est bien changé ! Qu'est-ce donc qui l'aigrit?
(/ia«t.) Madame, c'est toujours ce que je me suis dit.