G 01 DON
Des festons dispersés, des feuill.'i|;cs Hetris, L'autel en est rouvert , et cent torches lunébres. Ramènent la clarté dans le sein des lenchres. Le marbre à mes regards ofirc d'aboni les traits D'un é|)oux autrefois l'objet de mes regrets. Je sens couler mes pleurs... J'approche et je ni'ccrie : - O toi qui fus long-temps la moitié de ma vie, « Kpou.v infortuné ! je n'ai pu dans ces lieux " Recueillir de ma main tes restes précieux. « Sur la tombe où repose une cendre si chère, « Que le ciel soit plus pur, la terre plus légère ! •< Apaisé par mes pleurs, content de mes remords, « Attends-moi sans courroux dans l'empire des morts. « Pennets que je t'implore et que ces mains profanes '■ Répandent cette eau pure et l'offrent à tes mânes. •> A ces mots sur l'autel j'épanche la liqueur... Mais... ô nouveau prodige! ô spectacle d'horreur ! L'eau coule et disparoît; des flots de sang jaillissent ; ,1 entends autour de moi des om!)res qui gémissent : I) infernales clameurs ont retenti trois fois, Et de mou triste époux j'ai reconnu la voix , Qui répétoit mon nom jusqu'au fond des abymes Où l'effroyable mort enchaîne ses victimes.
ÉLISE
Juste ciel !
Des flambeaux j'ai vu pàiir les feux... Juge de ma terreur dans ces moments affreux... .''invoque de Junon le secours tutélaire ,