‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 64 sur 279 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

que cette triste idée, tout éloigne'e qu'elle est, vous pénètre le creur. Vous pleurez, Clarice, vous pleurez! Ne me dérobez point vos larmes. Elles sont des marques de votre tendresse et de votre vertu ; elles naissent de l'une et de l'autre : vous sentez qu'en me perdant, vous perdriez une réputation qui vous est aussi précieuse que moimême.

CLARICE

C'en est fait, Cléante; mon courage revient, et il n'y a point de danger que je n'affronte. C'est vous que je dois sauver. Je n'aurai plus que vous devant les yeux. Quel bonheur, si je puis réussir! Si je ne réussis pas, nous aurons fait du moins tout ce que la raison et la nature exigent de deux cœurs unis par la vertu.

SCÈiSE IV.

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