SCENE VIII lot
' onooK.
Vous voulez pienilre sa défense?
LisiMON, « Clarice. '
Ma nièce, vous aurez de la peine à lejusliliei.
ORGO>.
Elle a bien de l'esprit ; mais elle embrasse une mauvaise cause.
CLVRICE.
La seule chose qui m'arrête, c'est (|ue je rae tais scrupule de combattre vos sentiments.
ORGON
D'autant plus que le succès est impossible.
CLARICE
Il y a des circonstances qui rendent quelquefois une action moins criminelle... Je parle par conjectures... Supposons que l'attachement de monsieur votre tils pour Clarice, au lieu d'être fonde sur un fol amour, comme apparemment vous le pensez, n'ait été produit que par une véritable estime pour quelques bonnes ((ualités qu'il aura cru apercevoir en elle.
ORGON
C'est une supposition en l'air.
CLARICE
- Je l'avoue; mais, si je disois vrai par hasard, ne conviendriez-vous pas que monsieur votre i\h ^croit alors plus excusable que s'il avoit él<î em-
lo- Li: (.ONsKNTKMKN I lOKCi;.
|iurt('; par une passion, que je ('i)ii(laiiiiii*, coiiiiiie vous, l(iis(pic l'estime ni! l'a |)as Fail iiaîtr<;V
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La chose est claire.
OIIC.O.X.
Soit.
(LA IlICK.
Je rie saurois vous dire si (Jlarice a f|uelf[ue mérite. Je le suppose... Mais, (|uaiit à monsienir votre tils, vous ne pouvez diseoiiveuir qu'il n'en ait beaucoup.
oiuJON , à Lisimoii.
Qu'eu sait-elle?
C'est un fait f|ue vous ne sauriez nier.
oncoN, (fun air fâché.
11 esl vrai que le fripon n'en man(jue |)as.
CLAHICE.
Eh bi<;n! monsieur, si une HUe ii/a pu résister au pouvoir léjjifime fpie le vrai mérite a sur les tfeurs; si sa raison lui a fait entendre que la poss(;ssion d'un homme en qui il éciatoit la rendroit paifaitemeut heureuse; cntin, si elle s'est aveu- .;;l('e elle-même jusqu'à lui sacrifier sa réputation, vn consentant , ou peut-être en l'enga^jeant à une union si irré{julière, ne rn'avouerez-vous pas qu'il faut qu'elle ait aimé votre fils avec bien de la