SCÈNE XVII
tifs qui l'ont fait agir, par ceux qui m'ont entraînée. Puissiez-vous trouver dans son épouse autant de vertus que j'en ai trouve' dans mon époux ! Car ne pensez pas que son mérite extérieur et les vaines richesses qu'il possède aient été capables de m'éblouir. J'aime en lui des dons plus rares et plus précieux, des dons qui doivent me justifier aux yeux de tout le monde, et qui seuls me l'auroient fait préférer atout autre, comme ils m'ont fait tout sacrifier au bonheur d'être à lui. Jugez, par le prix qu'il me coûte, combien il doit m'être cher. Ah! je ne survivrois pas au coup qui nous désuniroit. Cependant ce malheur est tout près de m'accabler, si vous n'avez pitié de moi, et si l'estime dont vous voulez bien m'honorer n'est pas un acheminement à la grâce que j'attends de votre générosité.
OBGON.
Vous m'arrachez des larmes. J'ehtends à présent le titre de protecteur que vous m'avez donné.
CLARICE
Cest en vous seul que j'espère.
ORGON
Vous souhaitez que j'embrasse vos intérêts auprès de votre oncle ?
CLARICE
Je n'ai point d'autre appui que vous.
lio LE consi;mti:mi;>t foiicé.
on DON.
Oui, oui, je serai le vôtre. La tendresse que j'ai pour vous ne vous sera pas inutile. Je vais «le'couvrir votre mariage à votre oncle , et l'engager à Fajiprouver, pour travailler ensuite de (•(juccrt à le l'aine goûter à voire père, c L A n 1 c K.
Que je suis charmée des dispositions où ju vous vois!
OHOON, apercevant Lisimon (jui s'approche.
Le voici justement.
CLAHICE.
Je vous laisse... Songez, monsieur, cpie c'est de vous seul que dépend ma félicite.
{Elle sort.)