‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 93 sur 279 · I.ISIMON · texte numérisé non relu

I.ISIMON

Pour vous?

ORGON

Non, pour vous-même. Je me figure la peine qu'elle vous fera sur celle que je sens; car je suis à peu près dans le même cas que vous.

LISIMON.

Je ne vous entends point.

ORGON

Et je prends autant de part à votre situation que vous en avez pris à la mienne.

LISIMON.

Hâtez-vous de me tirer d'inquiétude.

ORGON

N'avez-vous point quelques soupçons sur votre nièce?

LISIMON.

A quelle occasion?

i3i. LK CONSENTEMENT FORCE.

onr.oy.

N'a-t-cllc pas l'io tonfeo tl(î se marier ?

Vous me tlc'innndc'/. cela? Ce n'est pas à un oncle (pic les Hlles contient «le pareils secrets. onooN.

Aussi a-t-ellc craint de vous en parler, et c'est moi qu'elle a chnr{i[é de cette commission.

LISIMUN.

Ma nièce a envie de se marier? i

oncoN.

Non, cette fantaisie est passt'c.

Elle est mariée?

ORc. o^.

Oui.

LISIMON.

Elle vous a fait cette confidence?

OROON.

Elle m'a assuré qu'elle avoit épous«' un très honnête homme.

LISIMdN.

Juste ciel !

OHGON.

Ne vous ffichez pas, mon ami. Votre nièce a trop lie lumières et de conduite pour avoir fait un maria{^e indigne d'elle.

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