SCENE XVIII. i
LISlMON.
Vous avez bonne grâce , en vérité , à prendre son parti!
ORGON
C'est le moins que je puisse faire pour une personne que j'ai voulu épouser,et c'est un hommage que je rends à son mérite. Accordez-lui le pardon que je vous demande pour elle, et joignez-vous à moi pour l'obtenir de son père.
LISIMOK.
Vous exigez que je pardonne à ma nièce, vous qui ne voulez pas pardonner à votre fils?
ORGON
Il y a bien de la différence. Votre nièce n'a pas épousé un homme sans bien.
LISIMON.
Cléante n'en a-t-il pas assez pour sa femme et pour lui?
ORGON
L'amitié vous prévient pour mon fils.
LISIMOK.
Et l'amour vous prévient pour ma nièce.
ORGON, vivement- Oh ! voilà de nos raisonneurs ! ils donnent des conseils et n'en veulent suivre aucun, L I s I M o N .
La rcttexion est juste.
iV( l,F, CONSENTEMENT FORCi':. OIIGON.
Ils condumnent oe que les autres font , et ils font ronimc eux.
A l'apiilication.
OlUiON.
Vous ne voulez donc pas rn'accordcr la yrace de votre nièce?