‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Lefranc de Pompignan, Guyot de Merville, Pont de Veyle, et LanoueChapitre 98 sur 279 · LISIMON, CLÉANTE, ORGON, CLARICE, TOINETTE · texte numérisé non relu

LISIMON, CLÉANTE, ORGON, CLARICE, TOINETTE

LISIMOIN, à Orgon , en lui j>résentant Citante qui ^e jette à ses pieds.

Oui, le voilà. Prononcez sur son sort; mais songez qu'en même temps vous prononcerez sur celui de ma nièce.

ORGON, « Cléante.

Ah! te voilà, libertin?

CLÉANTE

Calmez votre courroux , mon père , et daignez m'entendre.

ORGON, à Lisinion.

Oh ! il va nous dire de belles choses!

LISIM ON.

Patience.

ORGON, n Cléante.

Fils dénaturé !

CLÉANTE

Je mourrois plutôt f|ue de mériter un titre si odieux!

ORGON

hç beau mariage que vous avezfaii !

SCEiSE XXI. i39

CLÉANTE

J'ose me flatter que vous l'excuseriez, si vous le regardiez du même œil que celui que vous avez voulu faire.

ORGON, h Lisimon.

Il va me donner des conseils ! ( h Cléante. ) Avez-vous aussi amené la digne personne que vous avez épousée?

CLÉANTE

Oui, mon père.

ORGON

Quelle insolence !

USIMON.

Modérez-vous, mon cher Orgon.

ORGON

Modérez- vous vous-même, et laissez parler votre nièce. Elle mérite mieux que vous d'obtenir ce qu'elle demande, (à Clarice.) Eh bien! madame, serez-vous encore favorable à Cléante, après la hardiesse qu'il a de se présenter devant moi?

CI, ARICE.

Sa vue ne fait qu'augmenter l'inlérét que je prends à lui.

ORGON

Quelle bonté! (« Cléante.) Et vous ne la remerciez pas , ingrat que vous êtes?

i/jo I.K CONSENTIiMKNT FOIICÉ.

CLKANTIi.

Mailame suit bieit que ma lecunnuissuiiee no cède qu'au protoiul r(;s|)oct (|uc j'ai pour vuus. <>ii(;oN.

Ello sait cela ! Quel discours !

LISIMON.

Soyez sûr qu'elle en est aussi persuadée que moi.

OBOON.

A l'autre !

CLARICE

Non, monsieur, je n'en doute nidlenient.

OUGON.

L'excellent petit oonir ! (à Cléanle.) Allez, Cléante, vous n'êtes pas digne de ses hontes ni des miennes. ( à Clarice.) Mais enHn vous le voulez, madame, et il faut bien vous satisfaire. Oui, si je pardonne à Cléante, ce n'est qu'en votre faveur, et qu'à condition que votre oncle vous pardonne.

CLÉAN TE.

Ah! mon père! (a Clarice.) Ah! Clarice!

oncoN.

Clarice !

Oui, c'est Claiice que vous voyez.

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