SCÈNE VIT
LA MARQUISE, LE CHEVALIER
LE CHEVALIER
Je VOUS demande pardon , madame, d'une visite sans doute importune , sur-tout dans la situation où je sais que vous êtes.
LA MARQUISE
Ah! votre visite ne m'est point importune ; je lareçois avec plaisir. Puis-je vous rendre quelque service? De quoi s'agit-il? Vous me paroissez bien triste.
LE CHEVALIER
Vous voyez, madame, un homme au desespoir, et qui va se confiner dans le fond de sa province, pour y finir une vie qui lui est à charge.
LA MARQUISE
Que me dites-vous là! Vous m'inquiétez. Que vous est-il donc arrive?
Le plus grand de tous les malheurs , le plus sensible, le plus irréparable; j'ai perdu Ange'lique , et je la perds pour jamais.
LA MARQUISE
Comment donc! est-ce qu'elle est morte?