ACTE I, SCÈNE XIV. zat
DUBOIS
Madame, je vous suis dévoue pour la vie.
J'aurai soin de toi. Sur-tout qu'il ne sache pas que je suis instruite, garde un profond secret, et que tout le monde, jusqu'à Marthon, ignore ce que tu m'as dit ; ce sont de ces choses qui ne doivent jamais percer.
Je n'en ai jamais parlé qu'à madame.
Le voici qui revient; va-t'en.
SCÈINE XV.
DORA^NTE, ARAMINTE.
A R A M I X T E , un moment seule.
La vérité est que voici une eoatidence dont je me serois hien passée moi-inêrne.
DORAS TE.
Madame, je me rends à vos ordres.
Oui, monsieur ; de quoi vous parlois-je ?je l'ai oublié.
D'un procès avec monsieur le comte Dorimont?
Je me remets. Je vous disois qu'on veut nous marier.
DOr.ANTE.
Oui, madame. Vous alliez, je crois, ajouter que vous n'étiez pas portée à ce mariage.
Il est vrai. J'avois envie devons charger d'examiner l'affaire, afin de savoir si je ne risquerois rien à plaider ; mais je crois devoir vous dispenser de ce travail : je ne suis pas si'ire de pouvoir vous garder.
Ah! madame, vous avez eu la bonté de me rassurer là-dessus.
ARAMï>TE.
Oui; mais je ne faisois pas réflexion que j ai promis à monsieur le comte de prendre un intendant de sa main. Vous voyez bien qu'il ne seroit pas honnête de lui manquer de parole; et du moins faut-il queje parle à celui qu'il m'amènera.
DOr. A>TE.
Je ne suis pas heureux ; rien ne me réussit , et j'aurai la douleur d'être renvoyé.
A n A M I K T E , parfoiblesse.
Je ne dis pas cela ; il n'y a rien»de résolu ladessus.