ACTE ITT, SCÈNE Vl
LISETTE
Faquin!
p ASQri>', à part.
Je n'ai pu éviter la rime.
LISETTE
Mais voyez ce magot ! tenez !
PASOUi>", à part.
La jolie culbute que je fais là!
LISETTE
Il y a une heure que je lui demande grâce, et que je m'ëpuise en humilités pour cet auimal-làl
PASQVIS.
Hélas ! madame , si vous préfériez l'amour à la gloire, je vous ferois bien autant de profit qu'un monsieur.
LISETTE, riant.
Ah! ah! ah! Jenesaurois pourtant m'empécher d'en rire, avec sa gloire; et il n'y a plus que ce parti-là à prendre. Va ,va, ma gloire te pardonn<?, elle est de bonne composition.
p ASQr *>'.
Tout de bon, charitable dame? Ah! que mon amour vous promet de reconnoissance!
Touche là, Pasquin; je suis prise pour dupe: le soldat d'antichambre de monsieur vaut bien Ja coiffeuse de madame.
PASQUIN
La coiffeuse de madame ?
LISETTE
Cest mon capitaine, ou l'équivalent.
PASQUIIS.
Masque!
LISETTE
Prends ta revanche.
PâSQUIN.
Mais, voyez celte magolte, avec qui, depuis une heure, j'entre en confusion de ma misère!
LISETTE
Venons au fait; m'aimes-tu?
PASQUIN
Pardi oui! En changeant de nom, tu n'as pas changé de visage, et tu sais bien que nous nous sommes promis fidélité en dépit de toutes les fautes d'orthographe.
LISETTE
Va, le mal n'est pas grand ; consolons-nous, ne faisons semblant de rien, et n'apprêtons point à rire. H y a apparence que ton maître est encore dans FfiTeur à l'égard de ma m.aitresse : ne l'avertis de rien, laissons les choses comme elles sont. Je crois que le voici qui entre. Monsieur, je suis votre servante.