ACTE III, SCÈNE VI
Encore une fois, monsieur, je me connois.
PASQCIN.
Eh! je me connois bien aussi, et je n'ai pas là une fameuse connoissance, ni vous non plus, quand vous l'aurez faite : mais c'est là le diable que de nie connoître ; vous ne vous attendez pas au fond du sac.
LISETTE, à part.
Tant d'abaissement n'est pas naturel, (^haut.'j D'où vient me dites-vous cela?
PASQUIN
Et voilà où git le lièvre^
LISETTE
Mais encore? Vous m'inquiétez : est-ce que vous n'êtes pas... *
PASQUIN
Ahi! ahi! vous m'ôtez ma couverture.
LISETTE
Sachons de quoi il s'agit.
PASQUix, à part.
Préparons un peu cette affaire-là. (/lauf.) Madame, votre amour est-il d'une constitution bien robuste? soutiendra-t-il bien la fatigue que je vais lui donner? un mauvais gîte lui fait-il peur? Je vais le loger petitement.
4o8 LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD.
LIStTTE.
Ah! tirez-moi d'inquiétude: en un mot, qui êtes-vous ?
P ASQUIN
Je suis... j?s'avez-vous jamais vu de fausse mounoie ? savez -vous ce que c'est qu'un louis d'or faux? Eh bien ! je ressemble assez à cela.
LISETTE
Achevez donc ; quel est votre nom ?
PASQUI>.
Mon nom? (à pa;t. ) Lui dirai-je que je m'appelle Pasquia? jSon; cela rime trop avec coquin.
LISETTE
Eh bien ?
PASQriN".