ACTE m, iJCENF IX iiS
V ALÈHE.
Elle avoittle beaux yeux pour des yeux ilf (jro\ince.
GÉRO.NTE.
Sais-tu que je commence a m'impatienter. Et qu'avec nous ici c'est très mal débuter? Au lieu de ténioiyner l'ardeur de voir ma nièce. Et d'en parler du ton qu'inspire la tendresse...
Vous voulez des fadeurs, de l'adoration? Je ne me pique pas de belle passion.
Je laime... sensément.
Comment donc?
VALÈRE
Comme on aime.
Sans que la tête tourne .. bile eu fera de même. Je reserve au contrat toute ma liberté; Nous vivrons bons amis , chacun de son côté.
CLEO', bas à f^'alèrv.
A merveille! appuyez.
GÉRONTE
Ce petit train de vie Est tout-à-fait touchaut, et donne grande envie...
VALERE
Je veux d'abord...
OÉRO.NTE.
D'abord il faut changer di* ton.
CLÉo.v, basa l'alèie.
Dites, |»our 1 achever, du mal de la maison.
ii6 LE MÉCHANT.
géronte.
Or, écoute...
Attendez, il me vient uue idée.
( // se promène au fond du théâti-e , regardant de côté et d autre , sans écouter Géronte. ) GÉROXTE, à CLèon.
Quelle tête ! Oh ! ma foi, la noce est retardée. Je ferois à ma nièce un fort joli présent ! Je lui veux un mari sensible, complaisant; Et s il veut l'obtenir, car je sens que je l'aime, Il faut sur mes avis qu'il change son système. Mais qu'examine-t-il?
VALÈRE
Pas mal... cette façon...
GÉRONTE
Tu trouves bien, je crois, le g.iût de la maison? Elle est belle, en bon air; enhn c'est mon ouvrage, li faut bien embellir son petit ermitage. J'ai de quoi te montrer pendant huit jours ici. Mais quoi !
VALÈRE
Je suis à vous... Eu ahattaut ceci...
CLEO', à Géronte.
Que parle-l-il d'abattre?
VALÈRE
Oh ! rien.
GÉ HONTE
Mais je i'cspèrc.