ACTE V, SCÈNt l\ iG
Comment ! malgré mon ordre il étoit en ces lieux ! Je veux lit* te fripon
LISETTE
Un peu de patience.
Et moins île compliments; Frontin vous en dispense. Il peut bien |>ar hasard avoir l'air d'un Fripon, Mais dans le fond il est fort honnête garçon.
( montrant f'alère. ) Il vous quitte d'ailleurs, et monsieur eu ordonne : Biais comme il ne prétend rien avoir à personne, J'aurois bien à vo^is rendre un paquet qu a Paris A votre procureur vous auriez cru remis; Biais...
FLORISF, se saisissant du paquet.
Donne cet écrit; j'en sais tout le mystère. C L É o N , très vivement.
Biais, madame, c'est vous... Songez...
PLORISB.
Lisez, mon frère.
Vous connoissez la main de monsieur; apprenez Les dons que son bon cœur vous avoit destinés. Et jugez par ce trait des indignes manœuvres...
G É R o N T E, en fureur, après avoir lu. M'interdire! corbleii !... Voilà donc de vos œuvres! Ah I monsieur l'honnête homme, enfin je vous connois : Remarquez ma maison pour n'y rentrer jamais.
c LKON.
C'est à l'attachement de madame Florise
Que vous devez I honneur de toute l'entreprise:
i66 LE MÉCHANT.
Au reste, serviteur. Si l'on parle de moi. Avec ce que j'ai vu , je suis en fonds, je croi. Pour prendre ma revanche.
{Il sort.)