GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE, CLÉOX, FLORISE, CHLOÉ
GÉRONTE
Eh bien ! qu'est-ce , ma sœur? Pourquoi tout ce tapage?
FLORISE
Je ne puis poiut ici demeurer davantage ,
Si monsieur, qu'il falloit n'y recevoir jamais. .
cléon.
L'éloge n'est pas fade.
GÉRONTE
oh ! qu'on me laisse eu paix; Ou, si vous me poussez, tel ici qui m écoute...
ARISTE
Valère ne craint rien : pour moi je ne redoute Nulle explication. Voyous, eclaircissez...
GÉRONTE
Je m'entends, il suffit.
ARISTE
Non , ce n est point assez :
Ainsi que l' amitié la vérité m engage...
GÉRONTE
Et moi je n'en veux point entendre davantage : Dans ces misères-là je n'ai plus rien à voir„ Et je sais là-des>us tout ce qu'on peut savoir.
ACTt V, iiCtNt VIII. i(i3
AKISTE.
Saches donc avec moi conl^>nHlre l'iin{K)stiirf ; l)e la lettre sur vous counoissex récriture.. C'est Fruiitin, le valet de luonsieur ijut* voilà.
VraimeuC oui, c'est Froutiu ! je sa vois tout cela : lU'lle uouvelle!
AIIISTK-
Kh quoi! votre raison balance?
Et vous ne voyez pasaxec trop U'evideuce. ..
r. K R o > T K Un valft , un coquin!...
Couuoi&sez mieux les gens.
Vous accusez Frontin , et moi je le défends.
Parbleu ! je le crois hieu, c'est votre secrétaire.
VALÈR R
(^oc dites-vous, niuusieur? et quel nouveau mystère... Pour vous en eclaircir intirro^eons Frontin.
CLÉO.^
Il est parti, je l'ai renvoyé ce matin.
Vous l'avez renvoyé : moi je l'ai pris; qu'il \ienne.
(à un laquais.) Qu'un appelle Lisette, et quelle nous I amené.
;à fnti-rc.] (à Cleou.)
Frontin vous ap|>arlient? .\utre pn-nve [Kinr nous!
iG4 LE MÉCHANT.
Il étoit à monsieur même en servant chez vous, Et je ne doute pas qu'il ne le justifie.
CLÉOX.
Valère, quelle est donc cette plaisanterie?
VA LÈRE
Je ne plaisante plus, et ne vous counois point. Dans tous les lieux, au reste, observez bien ce point , Respectez ce qu'ici je respecte et que j aime: Songez que l'offenser, c'est m'ofteuser moi-même.
Mais vraimeut il est brave... On me maudoit que uoa.