‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Saintfoix, Gresset, et BretChapitre 95 sur 144 · MARINE, CRISPIN · texte numérisé non relu

MARINE, CRISPIN

CRISPIN

La peste , quel minois !

Me voilà pris d'emblée; avançons toutefois. Ma belle... car ce nom est le vôtre sans douté. Vous voyez,, vous voyez mon esprit en déroute; Je ne puis m'expliquer, tant je suis interdit.

Que voulez-vous? Ici qu'est-ce qui vous conduit?

CRISPIN

Doucement. Il est vrai que je viens pour un autre, Mais en fait d'intérêt le plus vif est le nôtre. Mettons de l'ordre à tout, et commençons par moi. Je suis pétrifié de tout ce que je voi; Et , pour dire en un mot tout ce qui me transporte, Je t'aime , mon enfant , ou le diable m'emporte. Je ne sais d'où tu viens, d'où tu sors, où tu vas; Mais dès ce moment-ci je m'attache à tes pas, Et tu me permettras au moins d'être ton ombre.

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