‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Saintfoix, Gresset, et BretChapitre 97 sur 144 · CRIS PI X · texte numérisé non relu

CRIS PI X

L amour, comme tu sais, abrège le chemin : C'est lui qui nous amène...

MARINE, à part.

O ciel; que dois-je faire?

Ecoute. A tes discours, je vois que tu veux plaire , Je t'en tiens compte; mais il me faut un portrait.

CRISPIN

Je te comprends : il faut peindre mon maître en laid

MARINE

Non : fais-le tel qu'il est; c'est tout ce que j'exige.

CRISPIN

Mais songe , mon enfant, à quoi l'honneur m'oblige.

MARI N E

Et l'amour...

CRISPIN

Il est vrai, cette dette prévaut , ' Et je vais l'acquitter. D'abord son^i:and défaut Est de s'aimer lui-même autant qaun petit-maitre , Veillant sans cesse aux soins de conserver son être.

ACTK I, SCKNK V. i8i

Il se cruit eu aiuour cncuiv dangereux. Galant , même cotjuet , quoiqu il soit a&sez \ ieux Pour devoir renoncer, je jiense, au luariaje.

Bon...

CRISPl!*.

Cadnat tant qu'il peut .ses rides et m» âge; Se croyant jeane enoor, quoiqu'on lui sache un HU Grand comme père et mère, et qui court le |>ays; I)upe le plus souvent pour être trop creilule , KiiHn, comme tu >ois, d'uu partait ridicule Mais le voici lui-même...

M AR IN F, à fHirt.

Il me vit-nl un projet Bien sinniier, bien tou; nous en verrons l'etlet.

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