‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 10 sur 321 · I. E CHEVALIER · texte numérisé non relu

I. E CHEVALIER

Qui? cette fjaillarde bourgeoise qui a toujours uu pied en l'air?

^me vlXtllN.

Klle-méme, justement.

LE CHEVALIER

Eh! c'est la maîtresse de monsieur Mouflard, un de ces messieurs que j'ai logés chez vous ; c'est avec lui qu'elle est venue de Paris, ils sont fiancés depuis quatre jours.

Ellesedéfiancera, si vous voulez; l'air du camp

SCEME IV. ,5

lui a donné une noble aversion pour son fiancé, et un goût pour tout ce qui s'appelle homme tVépée.

LE CHEVALIER

Oh ! cadédis , le goût est trop général.

Bime pljJUIN.

Vous en profiterez seul ,et de trente mille écus d'argent tomptant que je vous offre de sa part , aux conditions de l'épouser.

LE CHEVALIER

Trente mille écus, madame Pinuin! Je ne me sens point de répugnance dans cette affaire. Agis donc, achève, termine; je me repose sur tes soins et sur mon mérite : elle m'aime sans trop me connaître; quand elle me connoîtra, qui pourroit-elle me préférer?

aime piNUiN, « /?art.

Il n'a pas mauvaise opinion de sa petite personne.

LE CHEVALIER

Ecoute, au moins, vois où tu m'embarques: je compte là-dessus; si l'affaire manque, il faudra me faire crédit, je t'en avertis. Sans adieu, mon aimable hôtesse.

jjme PiNDIN.

Jusqu'au revoir, monsieur le chevalier.

ifi LIS (:ijnn.rjX nr. (;()MIM^,CN^, SCÈNK V.

M.\n,\Mi PI NT IN.

L'affaire ne inainincra pas, à ce quo je prévois; la (lame est epri.se «lu Gaseon, le Gascon est foil «-pris d(-.s treille mille ecus. Oli ! par ma foi, iiinnsieiir M<inllarfl, vous vous repentirez à Compièf;nc de ni'avoir refusé cri'dit à Paris, quand je n'étois que femme-de-chambre.

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