SCENE XXllI
CLITANUIIE.
Ecoutez, monsieui- le bailli, vous vous engagez là dans une affaire...
LE BAILLI
Le meunier est noyé : cela aura des suites.
JULIEN
Oh bian ! morgue, si je sisnayé, c'est vous qu'il faut pendre; car c'est de votre façon, pisqu'il faut tout dire.
C LIT A s DUE.
Comment de sa façon?
JULIEN
Oui voirement; c'est lui qui m'a conseillé de laisser croire ça pour faire pendre Julianne.
JULIENNE
Pouriiie faire pendre! Tu as eu ce cœur-là, cher petit mari?
JULIEN
Morgue, je ne l'ai pas eu long-temps, comme tu vois; je sis sans rancune. Ne me fais plus enrager, je n'irai plus à Nemours : vivons bian ensemble; la justice en aura un pied de nez, et si aile ne le boutra, morgue, pas dans nos affaires.
><r, 1.1. M. Mil m: r II ou VI,.
SCÈINE XXIV.
.iri.lEN, JULIENNE, CIJ T .A N 1) U E, COLKT'l" K , M';r I N K, M \i.\Mi: .A (;.\TII E , T-E HAIMJ, CIIAIIEOT, .MATIU lilN.
M \ I H ij n I N .
Mailaiiiu Juliiiniie , velà ces personnes que vous avez fait prier de.s Kançaillcs <le (À)lette , rpii u'o- .soiit .s'approcher, parccqu'ils voyont ici <les (;ciis de justice.
JULIEN
Ils avoiit, morpué, raison , c'est une viLiiiu; vision. Mais parle donc, lie, fetnnie? est-ce que lu maries comme ça notre nièce sans que je sache rian?
(lui , Jnhen ; et si tu n'y bailles pas ton consentement, je recommencerons à quereller, mon enfant ; lu n'as qu'à dire.
Oh, palsanpue, non! ne quen-llons p(jint; j'aime mieux faire tout ce que tu voudras. cLiï AwnnE.
Vous n'aurez pas lieu de vous reprocher celle complaisance.
JULIEN
Je le veux bian; velk qui est fini, monsieur Clitandre.