‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 114 sur 321 · M. RLANDINEAU, LA GREFFIÈRE, LISETTE · texte numérisé non relu

M. RLANDINEAU, LA GREFFIÈRE, LISETTE

LA GREFFIÈRE

Je ne saurois me tranquilliser là-dessus, ma pauvre Lisette; cette journc'e-ci sera malheureuse pour moi , je t'assure : j'ai éternué trois fois à jeun, j'ai le teint brouillé, l'œil nébuleux , et je n'ai jamais pu ce matin donner un bon tour à mon rrochet gauche.

M. BLANDINEAU.

Ah ! vous voilà, ma sœur : j'allois monter chez vous.

LA GREFFIÈRE

Chez moi , mon frère ! Et à quel dessein ? Je n'aime point les visites de famille , comme vous savez.

M. BLANDINEAU.

Celle-ci ne vous auroit pas déplu. Il s'agit dr vous marier, ma sœur.

LA GREFFIÈRE

De me marier, mon frère? de me marier ? Cela est assez amusant, vraiment : mais qu'est-ce que c'est que le mari? c'est ce qu'il faut savoir.

i:".o i.r.s it()nt(;r;(>isi:.s nr-: <ji m rir; M. m. Aïs m N K A r.

l'ii viriix {j.iiroii f(irl rifhr ; monsieur Na- .-|uart , jirof.'iircui- de la cour.

LA r. nEFKIKHE.

On vieux {jarçon à moi? Un procureur, Lisette? Monsieur !S'ar|uart ! Je serois madame INa(|uart , moi! T^ejoli nom quenjadame Nafpiart! C'est un plaisant visaj^c que monsiaur INaquart de sonj^er à moi.

Page 1