‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 123 sur 321 · M. BLAN UI.NEAU · texte numérisé non relu

M. BLAN UI.NEAU

Ne trouves-tu pas que cette femme-là devient un peu folle, Lisette?

L I SETTE

Non, monsieur ; je la trouve de fort bon esprit, au contraire : elle prend ses commodités et ses plaisirs, et vous avez la peine et les chagrins de tout. Qui est le plus fou de vous deux ?

iIh. Li;s Bui;u(;i:(>iM.> i>i. (^jrAt.iii;.

M. l!l, A MU N liAVJ.

Oh! c'est moi, sans contredit. Mais j'.ii opinion que c'est sa sœur <|ui la {',:it(!; et je voudrois bien élrc débarrasse de cette Fulle-ia., sans être oblifji' de c|uereller avec ma femme : c'est pour cela que je la voudrois marier à monsieur Na- (|uar(.

MSKTTE.

(^ue vous importe à qui, jiourvii qu'elle soit niarii-e ? 'l'enez, monsieur, je la soupçonne de quelque dessein, dont elle aura jieine à ne me pas faire conlidence. Laisse/.-inoi sonder un peu ses sentiments^ j'.nirai soin de vous eu reriflre compte.

M. BL.VKriINKAf.

Eh bien ! fais, Lisette : inaisdep»;ehe-tr)i. Je vais trouver monsieur Naquart, et nous attendrons ensemble de tes nouvelles.

LISETTE

Allez, monsieur, vous ne tardenv. pas ;i en avoir; laissez-moi faire. Oc monsieur Hlandineau, il est à plaindre. Mais voici une petite personne qui l'est encore plus que lui, quoique son malheur soit d'une autre nature.

Page 1