I.OLIVE
Une très haute sottise , épouser votre tante. ,/'
.\N(. ELIQITE.
Epouser ma tante, Lisette !
LISETTE
Epouser votre tante ! cela ne se peut pas.
LOLl VE.
Si fait , vraiment : ce n'est pas celle qui a son mari, c'est celle qui est veuve , madame la greffière; et j'ai ici une lettre pour elle, que je m'en vais lui rendre au plus vite.
.\SGÉLIQt3E.
Une lettre pour elle ! Je la verrai , donne.
LOLI VE.
Non, mademoiselle, vous ne la verrez point. J'ai déjà eu cent coups de pied dans le ventre pour cette affaire-ci ; il est bon de m'en tenir là. Qu'il ne s'aperçoive pas, je vous prie, que je vous aie avertie de rien.
,r,b LES D()iJHGi!;oi.si;.s i»r, <,)i;.\i.iii';. SCÈNE X.
ANGÉLIQL'K, 1>ISK TIK.
\ x; KI.IQV K.
Ma tante fst-clle (leviMiiu; folle, de voiili.ii épouser monsieur le comte?
LISETTK.
INon; c'est monsieur le coirite (jui est devenu lou , (le vouloir (■j)ous(!r votre tante.
ANfJKLK^lIE.
Cela ne sera point, Lisette; c'est un prétexte qu'il prend pour s'approcher de moi. Il trompe ma tnnlo. Ma tante aime à se flatter. Cela tournera tout autrement que tu ne te l'imafjincs.
LISETTE
Vous aimez à vous flatter vous-même.
Il n'importe; ne med('tron)]}e prjint, ma chère Lisette. Je vais attendre monsieur le comte à l'entrée du village; je veux lui parler la première; je saurai ses sentiments par lui-inérne, et je ne le quitterai point qu'il ne m'ait [)romis de n'épouser que moi.
Vous ferez fort bien de vous emparer de lui. On reprend son Lien où on le trouve, une fois.