I. \ GUEKIlÈnE
Que cela soit bien toui-tie, monsieur le magisicr; que cela soit bien tourne'.
I, E MAOISTEn.
Ne vous boutez pas en peine; parl.int r|ue les garçons ne inanquiont pas fie vin et les filles de tartes, et que vous nous baiiliais ces vingt écus que vous m'avez dit pour les ménétriers et pour ces petites chansonnettes que je fourrerons par-ci par-là , nan ragaillardira votre soirée de la belle façon, je vous en réponds.
LA GREFFIÈIIE.
Voilà trois louis d'or, monsieur le magister; c'est plus que vous ne m'avez demandé.
LE MAOISTEn.
Bon, tant mieux : je vous baillerons queuque petit par-de.ssus pour ça; et comme j'ai queuque doutance que vous allez vous remarier, j'auron? soin de faire votre épilra... votre épilra...
LES BOURGEOISES DE QUALITÉ. iCy
LA GRE FF lÈ RE.
Mon epitaphe ?
LE MAGISTER
Eh! morgue, neiini, c'est tout le contr;iire; votre ppitralame; je pense. Je ne sais pas bian '•omme ça s'appelle; mais ce seront des vars ik \ otre louange , toujours.
LA GREFFIÈRE
Ne manquez pas, sur-tout, d'y bien marquer les agréments de la fin du siècle : il est si fortuné pour moi, si fortuné, que je veux que ma reconnoissance en soit publique.
LE MAGISTER
Oh! tatigué , laissez -moi faire; j'en sis du moins aussi content que vous. J'ai pardu ma femme , et puis j'avons cette année bon vin , bonne récolte ; je sommes tretous si aises. Allez, je chanterons à plein gosier, et je remuerons le jarret de la belle magnière.
LA GREFFIÈRE
Oui : mais c'est pour ce soir, monsieur le magister ; et ces vers à ma louange...
LE MAGISTER
Oh! (jue ça sera biantôt bâti. Il n'est pas malaisié de vous louer : vous êtes belle , vous êtes lionne, vous êtes riche.
i;o I.F.S IIOIJROKOISF.S DE QUAIIII i.A onKi FI î;ii r.
,1c suisjcune aussi, moiislciir le in.'ifjisicr.
LE maoïste 11.
Vouli^z-vcjus que je motte itou ça? V.\\ hieii! Toionlicrs, tout coup vaille; mai-; vous haillfie/ «jueuque chose pour l'âj;»;-
LA O II E F F I k r. E.
Garilez-vous bien de l'oulilici'.
LE M A G I s I K H .
Vous avez raisou : je daterons la chanson, et cela vous sarvira de baptislaire. Adieu, iiiadaiiie : je sis content de vous; vous serez contente itou de la date, sur ma parole.
LA OnEFFlÈRE.
Adieu, monsieur le ma{^ister, votre trèshnnd)!»^ servante.