SCÈNE Vin
FRONTIN, MVDAMK PINUIN.
F nos TIN.
Quoi ! c'est votre cousin que ce monsieur Guillaume, madame Pinuin?
Miue PINUIN.
Fort à votre service, monsieur Frontin.
SCENF. VllI. 23
FROKTIIN.
Ce gentilhomme-là ne fait point de déshonneur à la famille, au moins; et je crois qu'avec un peu de vos lumières, ilpourroit faire quelque chose dans le monde.
mine PI NU IN.
S'il avoit pris quelques unes de vos leçons, seulement.
fhostin.
J'ai envie de lui en donner, pour voir, et de lui faire faire dès aujourd'hui son apprentissage. Mais toi, en faveur de l'ancienne connoissance , serois-tu d'humeur à rendre un bon office à mon maître ?
Mme piNUIN.
De tout mon cœur; de quoi s'agit-il?
FRONT IN
Je vais te l'expliquer : il est amoureux, premièrement.
jjme pi>- UI >.
Amoureux? Mais écoute donc, Fronlin...
FRONTIN
Oh! il n'est pas ici question d'un mariage d'opéra , nous avons des vues raisonnables.
jjme PIN u IN.
Sur ce pied-là , tu n'as qu'à parler : quel est l'objet de son amour?
54 i.ï-.s (U'iiir.rx nr. (;(>mi>ii:(;.m.
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IIH'I (■ ?
r r. ONT I N.
l^f père est monsieur Valenlin , un honnête homme, mnr(;Iian(l, de nos amis; ol la mère... l.i mère... <'-;l li'mmc du père.
M"»*^ l'INUIN.
Je comprends cela. Mais si ton maître est dans le dessein d'épouser leur fille , il leur fait honneur. Quelles difticulles y a-l-il à vaincre? je n'y en vois pas, pour mol.
I ■ Il o > T 1 N .
Tu n'y en vois pas? je vais t'y en faire trouver, moi ; donne-toi patience. Cet honnête marchand est un hourgeois fort riche , et mon maître est un {jeiitilhomme fort gueux.
jjmc PI m; IN.
Cela rend l'affaire êjiineuse; tu as raison.
FnONÏIN.
Autre difliculté; le bon-homme sait le mauvais état de nos affaires; il a aidé lui-même à les déranger,en nous vendanltrèscherà crédit de mauvaises marchandises, qu'il nous faisoit revendre-