‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 17 sur 321 · SCENE VIII. 2j · texte numérisé non relu

SCENE VIII. 2j

comptant à très bon marché, et en nous prêtant quelquefois cent pistolçs dans le besoin, dont il tiroit des billets de mille crus.

Mais vraiment , c'est un usurier que ce marchand-là.

FKO>Tl>.

Un usurier? Oh! parlez mieux; c'est bien un fripon, madame Pinuin.

jime pi>TjlN.

Et ton maître veut e'pouser la fille d'un fripon ?

FRONTIN

Le père est un fripon, mais la fdle est un bon parti : ces sortes de mariages ne sont pas sans exemple.

Mais que puis-je là-dedans, moi?Qucl est l'emploi que tu me destines?

FI'.OSTIS.

Celui d'apprendre à la petite tille que mon maître est amoureux d'elle.

jime piKUIS.

Comment! elle n'en est pas informée?

FROKTI N.

ÎMon , mon enfant : ou ne s'est encore fait que des mines de part et d'autre; et, outre que nous v.e savons pas bien si elle entend les nôtres, nous

i(i Li:.s cLiiii:i;x m; compii.gnk.

ne comprenons jias trop ce que les siennes sijjnifi(Mit.

Mine PI N I IN.

Quoi! VOUS n'avez jiu inénajjer nu inonient de conversation, trouver le moyen Je rendre un l)illct?

inof T is.

Non. La mère est un diable qui ni' la f|uiil(' pas; c'est une de ces bourgeoises de la vieille roche, une pie-griéche, un dragon surveillant, qu'il n'y apas moyen d'endormir, et (juc lu auras ])eine à tromper toi-même, quebuii; talent et quelque expérience que tu aies.

M""= l'IKUIN.

Il faudroil donc que cela fut bien difticile.

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