‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 174 sur 321 · LA ME DM ÈRE · texte numérisé non relu

LA ME DM ÈRE

Oui, tout autant : velà le treizième mois; et pour ce qui est d'en cas de ces choses-là, drès c|ue la deuxième année est une fois commencée, on la compte Unie. Oh! j'ai Lieu eu du regret au pauvre défunt.

LE B.VILLI.

Oui, je le vois bien , le temps vous dure.

LA MEUNIÈRE

Eh ! le moyen qu'il ne durit pas ? j'ai bian de la charfje, au moins: deux filles qui devenont grandes, une nièce qui l'est itou, un moulin bian achalandé, biaucoup de tracas; il est bian malaisié de prendre garde à ça toute seule.

LE BAILLI

Vos filles ni votre nièce n'ont pas besoin qu'on veille sur leur conduite : elles sont bien sages , bien élevées; et c'est ce qui me faisoit de plus estimer le défunt, que le soin qu'il a pris de leur éducation.

LA ME i; ^ 1ÈRE.

Le pauvre homme, monsieu le bailli! quand j'y songe, s'il n'étoit pas mort, voyez-vous , je ne serois pas dans l'embarras où je sis.

LE BAILLI

Non, sans doute. Mais il est facile de vous en tirer : votre nièce et vos filles sont grandes, vous

254 I.KS TROIS COUSINFS.

étps riche; il faut leur Iroiivnr.'i rli.iciinr nu linn

parti qui vous on défasse.

Page 1