‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 19 sur 321 · FRO>TI · texte numérisé non relu

FRO>TI

On ne voit point de cela à Paris, madame.

M'ne ROBIS.

Oh ! vraiment non ! il y a bien de la différence. Nous viines avant-hier passer tous les équipages de l'armée; il n'y a point d'ambassadeur qui' en ait un si beau.

is Lr.s ci'niF.ux dk co.mimkc-nf,.

M""" l' INI IN.

Non nssur(-iiH-iit,iii de si nuiiihrcux, in.iil:iiiic

M""" IIOIIIN.

Cela Psl vrai, au moins. Que de chevaux! (jn<' de rliariols! ijue de mulets!

Qne de h.iriinis ! (|ue de grelots ! que de sonorités ! Mindnine.

M""' r, OUIN.

Oui! quel a{^rf'al)le tintamarre! la satisfaisante rliose! quel ordre! quelle mafjniHcenee! Cela pliît, cela charine, cela ravit. Que cela est beau ! <|ue cela est rjrand ! que cela est excellent! que cela est superbe !

M">' PIKUIN.

Vous n'avez pas de regret à votre voyage, madame?

j|inc ROBIN.

Mon, je t'assure. Y a-t-ilrien de plus gracieux <ju(; tout ce que j'ai vu. Ce melaiige de bataillons «■onfus, ces escailrons epars, ces ofliciers , ces valets, ces vivandiers, ces gens de conilition.

FKONTl N.

Il v a là do la marchandise à choisir : c'est une belle foire, n'est-ce pas, madame?

>imc noms.

Je ne m'étonne pas s'il y vient tant de monde.

SCÈ'NE IX. • 39

Et moi jn ne suis pas surprise qu'après avoirvu tant de belles choses, la bour{5coisie soit si peu de votre goût.

Mine nOBIN.

Ah! je t'ai fait confidence de ma foiblesse, la bourgeoisie me pue horriblement à l'heure qu'il est, et je m'aimerois mieux simple cavalière que la plus honorable bourgeoise de Paris.

FRONT IN

Les voyages font bien les gens, madame Pinuiii.

Rl'ie ROBIS.

N'as-tu point vu ce petit badin de chevalier?

jime pisuiS.

Si je l'ai vu?

jiuie ROBIN.

Paix, parle bas.

Mine PI su IX.

Ne craignez rien, on peut tout dire d«;vant cet lionnête garçon-là.

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