SCENE II
tié bourgeoises, qui sont très indiscrètement venus me rendre ici visite.
FRONT IN
Eh! de quoi diantre vous avisez-vous de défrayer cette caravane? Ce sont bien là les allures d'un homme de votre pays !
LE CUEVAI, 1ER.
Paix , tais-toi , je la leur {jarde bonne : ce sont de bonnes eonnoissances subalternes de robe, marchands, usuriers pour la plupart : je suis un peu sur leurs parties, je m'y veux mettre pour, davantage, eljeleurpaie consciencieusement par avance l'intérêt de leur argent , parceque le principal est mal assuré.
Cela est de bonne foi pour un chevalier de Gascogne, et je croyois qu'il n'y a voit que mon maitre capable d'une si grande délicatesse de conscience.
LE CHEVALIER
Comment?
FROKTIN.
Nous sommes dans la même crise que vous, monsieur. Monsieur Nicolas Valentin, honnête marchand qui fournit le régiment, madame Judith Valentin sa femme, mademoiselle Angélique
c, LKs coniEux m; compikcm;.
Viilciiliii leur Hllf, ;ivcc (]';iiilrcs l)fnir{TC(tis et l)iim'{'i'oiscs lies ciiviioiis do l:i nu) du Houle, se ^(1 .( .'iviscs i(i> venir vuir le catiii); iii()iisi(;ur mon iii.-iiiif , qui csl fini lih('-ral, quoiqu'il ii'ail pas le; doiiMc, les ,1 {>«'iuT<'usrni<rnt r''{»al('s pr«>squc t'>n.s les juins. ( )ii a fait do grands ropas, nnns en xivuiis Fail les liuiinonrs; mais jo serois d'avis d'en laisser ji.ivrr la ilcjUMise à nos bourgeois, iju'en di(e>-\uii^?
LE CHF.VAI, IKIl.
.l"ii|iiiiei-ois de mémo pour les iiiieii^ , m jr n'envisage» lis les suites.
F R ON TIN
Ce qui nous emh.irrasse le plus, nous autres, r'e-t fjiie mon maître est amoureux de mademoiselle Valeiitin la fille: cela nous pique d'honneur, voyez-vous; et il faut, ou crever, ou faire bien les choses.