‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 212 sur 321 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

DE LOUME.

Ces divartissements du moulin, ces ménétriers, ces danses, ces petites chansonnettes, tout ce train-là, vois-tu, ne mène à rian de bon; on s'acoquine à ça. Ça divartit , ça amuse; de jeunes garçons se méiont là-dedans, ils vous contont des fariboles ; an les acoute, et ça acoquine encore plus que tout le reste. Enfin , bref, tant y a , velà qui est fini , je ne veux plus que tu y ailles.

Et c'est vous qui m'y avez envoyée toutes les fois que j'y ai été, mon père.

DE LOBME.

Oui, ça est vrai ; j'ai eu tort, et je veux avoir raison. Qu.ind je l'y envoyois, tu m'obéissois en v allant. Je te défends d'v aller, il faut m'obéir en n'y allant pas ; et c'est là le moyen de ne pas empirer.

COLETTE

Mais ma tante, mes cousines, que dirontelles?

DE LORME

Oh ! parguenne, ailes diront ce qui leur plaira, mais tu feras ce que je veux, ou... suffit, je m'entends biau.

COLETTE

Vous m'allez faire passer pour une ridicule 3, 2.Ï

7r,G LIS ir.(HS COUSIN KS.

MF. I. e»HMF..

Oii;il-!'...

f:<n. i: ITK.

Il est ;irriv(' ilans le vill;if;p jo ne sais cuinhien lie boliriiiicns et île Ijoln-niii-nnes; incjiisietir Giflut les doit ariienor tantôt au iiioiiliii. Ils diront la bonne aventure de tout le monde; vous serez cause (|ue je ne saurai pas la uiieruie : je meurs d envie de la savoir.

hE LOCMK.

f'.li! fi, inor{fuenne, est-ce rpiM faut s'aFfier à ce qu(; disont ces {jcns-Ià? (Je sont des i{',iiorants. Tian, mon enfant, finand j'éjiousis ta mère, ils lui disireut qu'aile auroit des enfants, et ils me disirentà moi que je n'en aurois point; etsi j'etions le mari et ïa femme, queule apparence? Ge sont des fripons qui ne faisont que mentir. Je ne veux point que tu ailles là.

COLETTE

Eh! je vous prie.

Page 1