‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 214 sur 321 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MAROTTE, COLETTE, LOIISON.

M AnOTTE.

Ma chère cousine, ne savez-vous point à qui en a ma mère ?

colf.ttp:. Comment, à qui elle en a ?

LOUISON

Elle est de la plus mauvaise humeur du riiond".

COLETTE

Et depuis quand donc?

MAROTTE

Depuis tout à l'heure. Je ne l'ai jamais vue si (jrondeuse, et si elle ne l'est quelquefois pas mai, comme tu sais.

COLETTE

Vous a-t-elle querellées?

ACTJ; H, S<,i:\K X 2%

LOUISON

Comment, <|uerellées! Il n'a tenu qu'à nous d'être battues; elle etoit en bonne disposition pour cela.

COLETTE

Et pas une de vous deux ne devine pourquoi?

MAROTTE

Je m'en doute un peu , moi , cousine.

LOIISOS.

Je soupçonne aussi quelque chose.

COLETTE

Ehbien ! que soupçonnez-vous? de quoi te doutes-tu?

Cest que, en dansant tantôt ici, monsieur Giflot n'a fait que me parler.

COLETTE

Le grand malheur! Est-ce d'aujourd'hui qu'il te parle? Ce n'est pas cela, Marotte.

M.\ ROTTE

Oui; mais en s'en allant il ma baisé la main, et je l'ai laisse' faire par megarde, en songeant à autre chose; et ma mère l'aura vu, peut-être.

COLETTE

C'est quelque chose que cela. Et que soupçonnes-tu, toi, dis, cousine?

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