ACTE 111, SCÈNE IV. 3o
LOUIS ON
ISous lui avons promis de te le persuader.
COLETTE
Vous ne me le persuaderez point. Voyez le beau conseil!
MAnOTTE.
Comment, le beau conseil? Je lui ai répondu que tu le suivrois , moi.
COLETTE
Mais cela est fort impertinent, fort ridicule; et vous me feriez passer...
LOUISOK.
Ne te fâche point, cousine; il n'y a qu'à n'en rien faire.
COLLTTE.
Le bel esprit ! donner comme ça des paroles , m'en.;jager malgré moi dans des démarches... Quand est-ce qu'ils partent?
MAROTTE
Dès aujourd'hui peut-être.
COLETTE
Dès aujourd'hui! Vous ne demanderiez pas mieux que de me faire faire un pas comme celuilà pour vous eu moquer. Je suis darïs une colère... Oh ! je vous le revaudrai , vous me le paierez, et je m'en vengerai.
aC.
.lor; r.FS trois cousines.
i.ot; isn.N.
FJiliicn ! là, vciifjc-loi, cA ne Cil-; |i'iini l.inl tir lunil : tu n'ns qu'à en dire nntani à iiKjiisiour de L('|)iiic ; cola est bien difficile !
M ATIOTT K.
A inoiisifMir do Lri|iino, ot à inoti-iioni Cill'it aussi.
(OI.F. r TE.
Fortiiion: vous liendrioz, tontes doux les paroles que je donnerois, je le vois bien.
M AnOTTE.
Oh! pour cela, oui: j'ai plus de cœur que toi; et si l'on se méloit pour moi de quelque affaire, on n'en auroit pas le démenti , je t'en réponds.
LOllSON.
On ne fait rien que pour lui faire plai.sir, et on en a le désagrément, voyez?