DE LO II ME
Morgue, que ça me plaît ! Velà tout le monde poui-vu : n'y a-t-il point queiique fille ici, biau et l)ian tourné comme je sis, quimevonlît faire itou queuque chose ?
LE DAILLI.
Oui , j'ai votre fait, monsieur de Lorme.
/toa LKS TROIS COUSINES.
DE 1,(1 n M i:.
llfin , tant iniiux. Allmis, (|U(,> les jx'-icrinx ri j)('"k;iiii('s viennent se n-jonir «le nos n(ari;){;es. Il fatrt (|irils s()yai<Mit Iretous de nos noces; et, morf;iu-, vivent les jiéloiinajjes! sans sli-ei, je ne serions pas si l)ian d'accortl cjue je le sommes.
i"is i)i; rnoisiKsiE actk.
TROISIEME INTERMEDE.
(Les garçons et les filles liu village, vêtus en pôlerins et en pèlerines, se disposent à faire voyajjc au temple de l'Amour.)
M. T 0 U V E N E L, pèlerin.
Au temple du fils de Vénus, Chacun fait son pèlerinage ; La cour, la ville, le village,
Y sont également reçus :
Ceux qui viennent dans le bel âge
Y sont toujours les mieux venus.
ENTRÉE
-M. TOUVENEL.
L'Amour, ce petit dieu malin , Met tout en usage pour plaire; Il a régalé la meunière Pour s'asservir tout le moulin.
ENTRÉE
■M. TO0VENEL.
Quand j'ai quelque amoureux dessein, Je fonde d'abord la cuisine; Et, pour attraper ma voisine.
Je fais grand'chère â mon voisin.
Ji4 l.i:s TJIOIS COUSINES.
KNTRÉE.
m""' IloRTliNSE, pt'levine.
^■oncz dans l'île de Cyllière Eli pèleiiiiage avec nous; Jeune fille n'en revient «juèie Ou saus amant ou sans époux; V.t l'on y lait sa grande affaire IJes amusements les plus doux.
M. TOUVENEL.
Pour s'engager dans ce voyage Il ne faut point tant de façon; Je ne veu.v pour tout é(jiiipage Que mon amour et mon bourdon; Et, pour avoir soin du ménage, Marotte, Colet'te, ou Louisou.
mUc HOnXENSE.
Nous irions ensemble à la Chine , Sans avoir écu ni denier; Jeune et gentille pèlerine Porte toujours de quoi jiayer:
L'Amour prend soin de la cuisine, Et BaccLus est le sommelier.
ENTRÉE
BRANLE
M. TOUVENEL.
Nos pèlerins ont bonne mine; Que de gentilles j)èlerinesl
INTERMÈDE III. Sai
Mais, à ce que dit Mathurine, La mine trompe quelquefois.
Que (Je gentilles péleriues L'Amour assemble sous ses lois !
siUe M 1 M I , pèlerine.
Mais, à ce que dit Mathnriuc, Q.ue de gentilles pèlerines!
La chose vaut qu'on l'e^camiiie.
Et je veus eu juger par moi- Que de gentilles pèlerines L'Amour assemble sous ses lois !
Mlle HORTENSE.
La chose vant qu'on l'examine.
Que de gentilles pèlerines !
Il ne faut esprit ni doctrine
Pour apprendre à faire un bou choix.
Que de gentilles pèlerines
L'Amour assemble sous ses lois !
M. TOUVENEL.
H ne faut esprit ni doctrine , Que de gentilles pèlerines!
Et souvent telle est la plus fine, Qui .s'y trompe le plus de fois.
Que de gentilles pèlerines L'Amour assemble sous ses lois!
Mlle MI MI.
Et souvent telle est la plus fine .
Que de gentilles pèlerines!
Si mon premier choix me chagrine, Quitte à troquer au bout du mois.
SjG LES TllOIS COUSINES.
Que de gentilles pèlerines L'Amour assemble sous seit lois!
m"» HOIITKNSK.
Si mon pri-iiiicr clioix me <;ha(;iiiie, Que de |jciitilie.s pt'-leriues !
J'imiterai notre voisine; Elle en prend bon nombre à-la-fois.
Que de gentilles |>('dcrines L'Amour assemble sous ses lois!