SCÈNE
le» avenues de notre bois? L'impertinent! le sol! A quoi cela est-il bon?
M. DUBCISSON.
Cela ne vient pas de lui, vous dis-je : il y a quebjuo chose là-de-;sous que je soupçonne, et j'ai mis des gens en campagne pour le découvrir.
Sl""^ DU BUISSON'.
Bon ! bon ! quelqm' chose là-dessous : que pourroil-ce être?
M. DUBUISSON
Le neveu de Lucas m'en rendra bon compte : c'est un coquin qui n'est pas mal entendu.
M>ne n U B C 1 s s O X.
(^uand s'en va-t-il, cet animal-là? Il y a déjà dix ou douze jours qu'il est ici à pot et à rot dans fa maison.
M. nUBUISSOX.
C'est le neveu de votre jardinier, tin sergent de milice, qui vient voir son oncle en allant à la garnison.
M"»" DU BUISSON
Je n'ai que faire de cela ; je n'aime point si longues visites quand elles se font à mes dépens. Hom ! votre jardinier vous en fait bien passer, monsieur Dubuisson.
M. UUBUtSSON.
A moi?
>.U LF, GALANT JARDINIFII.
mme nrnrissoN.
A vous-mônjc. Jo vnudrois bien savoir do quoi ce «nnrouHc s'avise Je |)rendre encore nii f[irr;on jardinier de surcroît, quand il y en a dc;ux ici.
M. niIRlISSOK.
Ce sont ses affaires.
j,ine n U B l' I s s O N,
Ce sont les vôtres, et tout cela vit aux dt-pcns du maître. Tenez, monsieur Dubuisson, vous êtes trop bon, trop facile, et cela me rend malade. Outre la fatigue du voyage et le mouveuieiit do ce vilain carrosse de voiture, {lont je ne saurois me remettre, j'ai une migraine si borrible, un si grand mal de t<';t('...
M. nrBuissox.
Allez, ma femme , allez vous mettre sur votre lit, et ne vous inrpiiétez de rien; laissez -moi faire. Voilà justement le neveu du jardinier avec qui je' suis bien aise d'avoir quelijuo petite confcrcnee.
M™* nuBurssoN.
Je vous laisse, monsieur Dubuisson. Mais, si vous m'aimez, ne vous liàtez point de conclure ce mariane.
LE GALANT JAllDIMER. M5