SCÈNE IX. 5fi
MARTIION.
Je n'imagine rien que de juste , et je gage que ce n'est pas du mari qu'on vous destine que vous êtes amoureuse. \ os parents ont fait un choix pour vous sans vous consulter ; vous en avez fait un autre, vous, en votre petit particulier, sans prendre leur avis, et vous n'avez pas grand tort: leur monsieur Caton est bien le plus vilain mâtin, le plus disgracié mortel, avec son tic et son Ijc'gaieiiient ; je ne connois que votre cousin, monsieur l'avocat, qui soit encore aussi ridicule.
LtlCILE.
Ah ! ma chère Marthon , que t^ius les hommes ne sont-ils faits comme ces deux-là ?
M A uni ON.
Fort bien, je vous entends. Si tous les hommes étoient faits comme eux, votre petit cœur seroil moins agité, n'est-ce.pas?
LU CI LE
Parle bas , ma pauvre Marthon.
MARTHON.
Eh bien! oui, volontiers; mon dessein n'est pas de vous nuire. Eh bien?
LU CI LE
Eh bien! Marthon, je n'ai rien à te dire.
M AliTHOK.
J« m'en vais parler haut.
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