‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 292 sur 321 · M A II I II · texte numérisé non relu

M A II I II

Vouloir «m'oii parle bas, et ne rien avouer, ccrl;i me rrvolic. Vous rou{;is.spy. : cent une inaniiîre (le s'('X|ili<|nor dont je vous sais l)on {jrr. l/a pmifiir sii.'d à merveille sur le visa;;e (l'inie jeune y^personne ; c'est (lonimn{i[e que l;i mode en pnsSe. Oh! ea, ça, remettez-vous; je sais bien qu'un aveu tendre coûte à faire à une fille qui ^oii du couvent; mais cela viendra : le n)0t d'amour vous eFt'arouclie<o présent, mais l'usage adoucira le mot et la chose, et vous ne l'aurez pas efileiidu prononcer cinq ou six fois que vous en aurez pris l'habitude.

LIJCH, E.

Eu effet, Marthon, tu es une personne admirable, et tes discours me donnent une certaine coidiance. Je me sens plus de résolution... Mais, non, je n'aurai jamais la force de te le dire.

M A n T MON.

Quoi dire ?

LrCILE.

Qu'il est vrai, Marthon, que je crois que j'ai de l'amour.

MARTHON,

Eh , mort de ma vie ! c'en est fait , le voilà tout

SCKNE IX. 365

rlit. Avouez que vous voilà bien soulajje'e; car, a|)rès l'aveu de la chose, celui des circonstances est compté pour rien. Il ne faut pas demander si le cavalier que vous aimez a beaucoup de mérite.

LrCILE.

Oh! tant, Marthon.

M ARTHON

Je m'en doute bien. S'il est jeune, galant, bien fait.

LrciLE.

Tout des plus {râlants , des plu? jeunes, des mieux faits.

M.\RTHOX.

La pauvre enfant! 11 ne faut plus chercher de qui sont les fêtes galantes qui se donnent ici depuis quelques jours; c'est ce jeune amant, sans doute?

LU CI LE

Hélas! non, Marthon, ce n'est point lui: il ignore oiî je suis; mon nom luémenelui est peutêtre pas connu.

MARTHON.

Comment donc! vos affaires ne sont pas plus avancées que cela?

LUCILE

11 n'a pas tenu à kii ni à moi, ma chère Marthon; et si j'en crois ses yeux et mon cœur...

^^fi II <; \L ANT .lAltDINH.II.

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