L.t BOHÉMIENNE
Très volontiers. Je ne suis ici que pour cela. {Elle chante en jouant des gobelets.) Prenez bien garde à mes manches, A ma baguette, à ma main.
Disant trois fois prelin pin pin, Ces trois boulettes blanches Se vont changer soudain.
Celle-ci, beauté brillante, Qui savez tout charmer, Est un livre qu'on vous présente, Le grand art de se faire aimer.
{Elle présente à Lucile un livre, qu'elle fait trouver sous un de ses gobelets. )
LUCILE
Un livre à moi ?
MARTHOM.
Donnez, donnez, j'aime la lecture. Voyons un peu.(e»/'ouvrant.)Ah!madame,lebeaulivre!Que
^o<> i.F. CALANT .i\nniMrr!
1(> stylo on est riclic! r|n'il est hrill.nit ! (^n ne sont (jiie piciTPi'if s : dos haf[iie.s, (li?s boiiclivs d'orrilles, des pendants, un carcnn, uiies«'lav.i{j(!! Al) ! monsieur Caton, (ju'il l'St doux de [tortfr vos cliaines! Li<:ii,i:.
Des pierreries! Mon père, il Faut renvoyer tout cela.
MAUTHOS.
Oui, niadetnoiselle : mais je m'en vais tonjoui les serrer, sauf à rendre.
LA MONTAGNE
Eh ! attends, attends, ne te presse point : il (aut voir la métamorphose des autres boulettes.
LA liOUÉMIEKNE c/t«n<t'.
Celle-là , sans que j'y touche
Que du petit bout de mon bâton ,
C'est l'art d'adoucir la Marthon
La plus fière et la plus farouche.
( lille lui donne un livre plein de louis (Cor. )
M ART HON
On me dédie aussi des livres à moi. L'art d'adoucir la Marthon ! (Elle ouvre le livre. )
LUC ILE
Voyons ce que c'est. 11 est plein de louis! Garde-toi bien de prendre cela, Marthon...
MARTHON.
Je vous demande pardon, mademoiselle; des