SCÈNE XXIIl
M. OR G ON
Ah! je vous demande pardon : je savois bien que vous aviez une maison auprès de Paris ;inais je ne savois pas qu'elle fut de ce côté-ci.
M. nUBUISSON.
Quel hasard, ou quelle raison vous y amène , vous?
LA MO STAGNE
Monsieur a su qu'il y avoit bal ici, il aime la joie, il vient prendre part à la fête. Allons, allons, de la joie.
M. ORGON
La fête finira mal pour toi; tu es un coquin qui dûbauclie mon fils, apparemment.
M. nmtJiSSON.
Votre fils !
M. ORGON
Oui, mon cher monsieur Dubuisson ; cet honnête pavsan est venu m'avertir qu'il étoit ici déguise en jardinier, amoureux d'une jeune personne, à qui il donnoit tous lesjours de nouvelles fêtes.
LA M o > T A G N F, , n Lucas-
Ah! bourreau, tu as fait là de belles affaires.
LUCAS
J'ons gagné les trente pistoles de l'affiche. Je ferai, morgue, une bonne maison, n'est-ce pas?
Jf)} î.r. CALANT JAKDINÎKR.
M. DU 11 ri S. S ON.
Qur veut (lire loulccri,monsicuiOif;i)n? Votrr fils dc'guise ici en jardinier ! et amoureux d'une personne à qui il donne des fêtes! Madame Dubuisson?
M'"" UIJBUISSO.
Mon fils?
LUCAS
Eh! morgue, ne faut pas tant rêver : c'est de m.idcmoiscllc Lucile qu'il est amoureux.
Mme PU B UISSON.
De ma fille ?
M. onr, ON.
De voire fille?
M. C A TON
Voi voi voilà le fait, monsieur Duljiiisson.
M. onooN.
Mais, vraiment, ce seroit une chose fort plai-santé que le hasard eût ainsi prévenu nos projets.
LA MONTAGNE
Comment, comment, vos projets? Entendonsnous un peu , s'il vous plaît.
M. onooN.
Quand j'ai fait revenir ton maître d'Allemagne, c'étoit pour le marier avec la fille de monsieur.
LA MONTAGNE
Quoi! tout de bon?