CL IT.VN DRE
Que je suis ravi, ma chère madame Julienne, de vous trouver dans ces sentiments ! Si ceux de votre charmante nièce m'étoient aussi favorables...
JULIENNE
Seriez-vous encore à vous en apercevoir? et depuis un mois que son bourru d'oncle a quitte le moulin, n'avez-vouspas eu tout le temps et toute la commodité de lui conter vos raisons, et de savoir ce qu'elle a dans lame?
So I.l, MAItl HI.TIU»lIVlv
ci.ir A > Il II !■;.
Je crois lire «laiis ses yeux el <l:iiis ses manières qu'elle n'est p.'isinsensiltli-;] ma Icndrf^sm' ; mais j'ai beau la |)rcss(>r cl»; conseiitii' à riiniuii (jue vous vouiez Faire, reli)ij;iienient de voire iiial'i, le dessein ({u'il avoil de lui l'aire épouser ce niallieiireux liailli,la crainK; où elle est (pi'à son retour il ne fasse éclater son resseiitiinent contre vous...
JUMF.NNE.
De quoi se inéle-t-elle ? sont-ce là ses affaires ? Jeveuxle fâcher, moi; je veux im'il nie querelle, en cas qu'il revi(;nnc, da; <;ar...
1, !■; PI m:.
Oh! madame Julienne sait Lien ce qu'elle; fait, monsieur.
JULIENNE
(Jli ! ])our cela , oui : j'ai toujours voulu être la maîtresse, (^uaiid Jiilian me faisoit l'amour, il m'a tant dit qu'il étoit mon serviteur, que je n'en ai jamais voulu dcmonlrc. Du depuis que je sommes mariés, il a voulu faire le maître; oh, dame! je nous sommes trouvés deux; je nous sommes querellés, je nous sommes battus : aussi, ea fait que je ne nous aimons guère. A la parfin , je li ai fait désarter la maison, et de cette ma-