‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 8 sur 321 · SCENE III. II · texte numérisé non relu

SCENE III. II

FRONT IN

Voilà de bons sujets, il faudroit un pen raisonner là-dessus.

LE CHEVALIER

Allez raisonner de ce côté,je vous rejoins dans le moment même.

CLITA Nn RE.

Qui t'empêche de venir avec nous?

LE CHEVALIER

Une grosse hôtesse de ces quartiers, que je vois venir. Comme je lui dois , je la ménage: et je voudrois bien, en cas de besoin, qu'elle fiit femme d'accommodement.

FRONTIS.

Comment! et c'est madame Pinuin, la maîtresse des Trois-Rois !

C LIT ANDRE

Madame Pinuin !

LE CHEVALIER

Justement. Vous la connoissez?

FROXTIX.

Si nous la connoissons? Elle a été femme de charged'une tille d'opéra chez qui nous soupions quelquefois : c'est une fort bonne pâte de femme; et, dans le dessein que nous avons, nous pourrions bien avoir besoin d'elle.

la LFS CIlUF.rX ï)\. COM IMÏ.GNK . L !•: cil V. V \ i.i i: n.

Oui? je vais la iiicllii! (I.ins rua innnclio : laissez faire, l'I rcliiez-vous ; je ne vuiis ferai pas attendre.

scÈNt: IV.

L E Cil K VA \. 1 1: lî , M A II \ M i: I' I N U 1 N.

LE CIIF. V M. lEIl.

Kli l)ieu! qu'est-ce, la hellc hôtesse ? sit6t que je vous aperçois, j'écarte les importuns comme vous voyex, et je conuois à votre physionomie que je ne vous fais pas do chafjrin. Sympathiserions-nous enscndile, (piehjue tant soit peu, par aventure?

Pourquoi non, monsieur le ehevalier? J'aime

les frens de honne humeur; et, de tous les Gas-

I cous que j'ai jamais vus, vous me paroissez le

j plus drole et le plus divertissant , je vous assure.

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