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ACTE III, S€ENK III

:m. de p l I n V I l l e.

Eh ! tant mieux.

M^e nE PLIN VILLE.

A lui voir ce visage serein, On croiroit qu'il s'agit de la grange d'un autre.

M. DE p L I X V I L L E.

J'aime mieu.x que le feu soit tombé sur la nôtre. Pour tout autre ce coup eût été plus fatal : Nous sommes eu état de supporter le mal.

Mme DE PLIN VILLE.

Vous êtes, sans mentir, un homme bien étrange!

M. DE PLIX VILLE.

Eh! de quoi s'agit-il, après tout? d'une grange! Eh bien! ma chère amie, on la rebâtira: J'ai du bois eu réserve , et l'on s'en servira. Je n'ai pas fait bâtir depuis long-temps, je pense.

Mme DE PLIX VIL LE.

Vous ne cherchez qu'à faire ici de la dépense.

M. DE PLIN VILLE

Les pauvres ouvriers y gagneront. Enfin ,

Sans de tels accidents, beaucoup mourroient de faim.

Eh! ne faut-il donc pas que tout le monde vive?

M«ne 0E PLIXVILLE.

Oui, mais en nourrissant les autres, il arrive Qu'on se ruine.

M. DE PLIXVILLE.

Bon ! l'on a toujours assez.

Et les cent mille écus qu'à Paris j'ai laissés?

Mme DE PLIXVILLE.

Vous avez mal choisi votre dépositaire.

i4o L'OPTIMISTE.

Que ne les placiez-vous plutôt chez un uolaiie?

M. DE PLI N VILLE

Un notaire, crois-moi, ne vaut pas un ami. Dorval, assurément, ne s'est point endormi : Il devoit me placer comme il faut cette somme.

Mine DE PLIN VILLE.

Mais êtes-vous bien sûr qu'il soit un honnête homme?

M. DE PL IX VIL LE

Honnête homme? Dorval!...

jime DE PLIN VILLE.

Je sais qu'il joue.

M. DE PLI N VILLE

Uii peu

'Mme DE PLINVILLE.

Beaucoup : c'est un joueur.

M. DE PLINVILLE.

Il est heureux au jeu

M"»e DE PLINVILLE.

La rente cependant ne vient point.

M. DE PLINVILLE.

oh! j'espère...

Mme DE PLINVILLE.

Vous espérez toujours.

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